Tests genetiques, connaitre ou ne point savoir ? Abonnes

Tests genetiques, connaitre ou ne point savoir <a href="https://datingmentor.org/fr/guyspy-review/">guyspy pc</a> ? Abonnes

Tres encadree en France, la medecine predictive se developpe aux Etats-Unis, ou une agence vient d’avoir le droit de commercialiser, via Internet, des tests de predisposition au cancer du coeur.

Lecture en 5 min.

Tests genetiques, savoir ou ne point savoir ?

Mes tests genetiques, une fonctionnel Afin de l’instant interdite en France.

Bernard Martinez/Look at sciences

L’anecdote reste racontee via un geneticien. « L’autre jour, je vais chez mon osteopathe. Et il raconte qu’il a fera votre test genetique montrant un risque de maladie d’Alzheimer. Il etait liquefie… J’ai aussi tente de le rassurer en lui disant que le risque restait faible, raconte votre medecin, perplexe. La plupart individus ont besoin de tout de savoir sur leur sante, de tout prevoir, tout maitriser. D’ailleurs quand l’information arrive, elles ne savent plus quoi en Realiser… »

Plusieurs tests vendus sur Internet et sans ordonnance

Jusqu’ou devra aller la medecine predictive ? Et dans quelles conditions doit-on permettre a des individus d’avoir acces a des renseignements genetiques concernant leur sante ? Ces questions prennent une dimension De surcroi®t qui plus est aigue avec les progres de la genetique et surtout l’essor, surtout aux Etats-Unis, de tests vendus sur Internet et sans ordonnance.

Une fonctionnel pour l’instant interdite en France mais qui inquiete les geneticiens, conscients de l’impossibilite de fermer les frontieres face a ces tests realisables a partir d’un simple prelevement de salive envoye par courrier. « Des gens risquent de se retrouver sans aucun accompagnement face a des renseignements tres dures a decrypter », avertit la professeure Dominique Stoppa-Lyonnet, responsable du service de genetique de l’Institut Curie a Paris.

Plusieurs familles a risque Afin de quelques maladies

En France, les tests genetiques sont delivres uniquement dans des consultations specialisees. Un medecin va en particulier les prescrire dans familles a risque concernant certaines maladies. C’est la situation, Prenons un exemple, concernant le cancer du coeur qui, dans 3 % a 5 % des cas, est lie a une predisposition hereditaire.

Une femme ayant des antecedents parmi nos proches (maman, s?ur, enfant) pourra se voir proposer une recherche des mutations BRCA1 et BRCA2. Si le rendu reste positif, elle aura alors un risque eleve de developper votre cancer du coeur ou des ovaires. « Sur 100 jeunes femmes ayant l’une ou l’autre de ces mutations, 70 auront developpe un cancer du coeur a l’age de 70 ans. L’age moyen de diagnostic est de 45 ans. Pour le cancer des ovaires, le risque varie de 10 a 40 % », detaille la professeure Stoppa-Lyonnet.

Si le test est positif, la patiente se verra d’abord recommander une chirurgie pour eviter le cancer des ovaires. « On preconise l’ablation des ovaires et des trompes a partir de 40 ou 45 annees », precise la professeure Stoppa-Lyonnet. Concernant le sein, la patiente se verra conseiller une mammographie et une IRM l’integralite des annees, afin de reperer une eventuelle tumeur le plus tot possible. L’autre option, plus radicale, reste l’ablation preventive des deux seins.

Pour la maladie de Huntington, un test a double tranchant

« Neanmoins, dans l’ensemble des cas de figure, on donne a J’ai patiente des solutions pour agir. Et votre dimension reste cruciale. Un test genetique pour une maladie i  fond n’est utile que quand on peut prevenir ou traiter la maladie. S’il n’y a rien a faire, votre n’est pas ethique de proposer le test. Quel interet de savoir que vous avez un petit sur-risque d’Alzheimer ? Vous aurez beau faire des mots croises la totalite des jours, cela ne changera gui?re grand-chose », explique le professeur Pascal Pujol (CHU de Montpellier), president d’une Societe francaise de medecine predictive et sur mesure.

Il y a toutefois une exception, Afin de la maladie de Huntington. Aucun traitement n’est accessible aujourd’hui contre une telle grave affection neurodegenerative. Une personne porteuse d’la mutation a 50 % de risque de la transmettre a son enfant. Si c’est la situation, celui-ci developpera la maladie avec une certitude de 100 %. Sans que Notre medecine puisse faire quoi que ce soit. Di?s lors, le test reste a double tranchant : la personne a 50 % de chances d’etre indemne en mutation, ainsi, peut alors etre soulagee. Mais cette dernii?re a un risque similaire d’etre porteuse. « Quelques font le test pour ne point rester dans l’incertitude, surtout s’ils ont votre projet d’enfant », indique votre professeure Segolene Ayme, geneticienne et fondatrice du portail Orphanet sur les maladies rares.

Notre agence 23andMe financee avec Google

Mais du coup, seulement 10 % des individus acceptent le test. « Contrairement a une option recue, les individus ne veulent que rarement tout savoir. En outre, Il existe souvent une solidarite familiale tres particuliere dans la maladie de Huntington. Quelques refusent le test, car ils se disent que s’ils se decouvrent non porteurs, i§a pourrait creer votre sentiment d’injustice vis-a-vis d’un frere ou d’une s?ur qui aurait la mutation », ajoute Segolene Ayme.

Car faire un test n’est pas une simple affaire de medecine. C’est aussi prendre le va parfois bouleverser sa life et celle des amis. C’est ce que mettent en avant la majorite des geneticiens francais face au developpement de kits en commercialisation libre a toutes les Etats-Unis.

La figure de proue, dans ce domaine, est la societe 23andMe, notamment financee via Google, qui a lance des 2007 des examens vendus 200 dollars (162 €). Avec votre premier revers en 2013. L’agence de sante americaine, la FDA, les a alors retires du marche dans l’attente de donnees plus completes. Juste votre contretemps. Car l’an passe, 23andMe a recu le feu vert Afin de vendre un test de predisposition a dix maladies, parmi lesquelles Parkinson et Alzheimer. Et debut mars, la FDA l’a autorisee a commercialiser un test BRCA1 et BRCA2 pour le cancer du sein. Une grosse premiere, meme si Afin de l’instant celui-ci ne recherche que trois mutations (concernant un total d’un millier) surtout existantes chez les femmes d’origine juive ashkenaze.

Leave a Comment

Your email address will not be published.